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MOSCOU - Un agent des services spéciaux russes (FSB) a été tué vendredi dans une attaque en Ingouchie ainsi que deux policiers et au moins deux rebelles lors d'une opération spéciale au Daguestan, deux régions russes frontalières de la Tchétchénie, a rapporté l'agence Interfax.

L'agent du FSB (Service fédéral de sécurité, ex-KGB) a été tué et deux de ses collègues blessés sous le feu d'attaquants près de la mosquée du village d'Ekajevo dans la région de Nazran, principale ville d'Ingouchie, a précisé l'agence citant la commission d'enquête du parquet.

Les deux blessés ont été hospitalisés, dont l'un dans un état très grave, a ajouté Svetlana Gorbakova, adjointe au chef de la commission d'enquête du parquet d'Ingouchie.

Vers 11H30 (08H30 GMT), des inconnus ont tiré depuis une voiture sur le véhicule où se trouvaient les agents du FSB et ont pris la fuite, a précisé le service de presse du ministère de l'Intérieur d'Ingouchie, selon Interfax.

Par ailleurs, deux policiers ont été tués et trois blessés lors d'une opération de "neutralisation de combattants" au Daguestan entre les villages de Manas-Aoul et Agatchkala (centre), a indiqué Mark Toltchinski, porte-parole de la police daguestanaise cité par Interfax.

Deux rebelles ont été également tués lors de cette opération, selon M. Toltchinski, six, selon la branche locale du FSB.

Des attentats visant des militaires et des policiers se produisent régulièrement dans le Caucase, où les affrontements entre forces de l'ordre et rebelles sont fréquents.

(©AFP / 14 mars 2008 14h54)

 
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Beslan - La Cité des Anges Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marek Mogilewicz   
27-08-2014

Beslan - La Cité des Anges

 
Bonheur pour tous – dessin des enfants de Beslan
 
Fragments du livre à paraître prochainement.
 
Auteur, Marek Mogilewicz a été l'initiateur et le chef du projet humanitaire pour les enfants de Beslan, victimes d'une prise d'otages sanglante dans cette petite ville du sud de la République de la Fédération de Russie entre le 1er et 3 septembre 2004. Il s'est rendu sur place peu après la tragédie. Son livre est le récit de cette expérience qui a bouleversé sa vie, comme celle des milliers des personnes. Il en résulte un hymne à l'espoir et à la solidarité, bien plus que la recherche du sensationnel, comme trop souvent on peut le trouver dans telles circonstances. Ce livre est un formidable message de vie et d'optimisme pour tous, que l'on absorbe comme une véritable nourriture spirituelle.
 
A Nino, Izolda, Liza, Diana, Aliona, Sanieta, Elina Dz, Elina N., Anna, Alina, Jakline, Atsamaz, Batraz Dz., Batraz Tch., Alan K, Alan Ts., Soslan, Inal, Timour, Artur, Fatima, Svetlana, Marina, à leurs familles et à toutes les personnes de bonne volonté qui m'ont fait confiance.
 
Il faisait beau ce matin-là. Comme chaque jour, en me levant, je me suis approché de la fenêtre pour voir le Grand Lac. Ce tableau de Bocion que j'ai eu le privilège de voir se repeindre devant ma fenêtre de la chambre sous le toit d'une maison cossue de la rue de Rive. Ce bonheur d'être émerveillé chaque jour, en me remémorant l'œuvre du peintre aperçue un jour au musée de Vevey. La nature m'offrait chaque jour des tableaux féeriques et celui de ce matin-là respirait le bonheur paisible. Je me préparais pour partir au travail en écoutant la radio. À l'heure de nouvelles, une information inquiétante a troublé ce moment de bonheur paisible. La voix radiophoniquement neutre annoncé une prise d'otages, quelque part en Russie. Dans une localité, dont jusqu'alors j'ignorais l'existence. L'information était peu précise, au conditionnel, elle parlait d'environ deux cents personnes, dont les enfants. Les enfants ? Le lot de malheurs que déversent chaque jour les médias du monde entier a anesthésié déjà passablement les cœurs les plus sensibles, même le mien. Mais les enfants pris en otage ? °Le monde devient complétement fou, mes pensées ont été envahies par cette idée ignoble de se servir des enfants, comme ultime blessure que l'on peut infliger dans les guerres d'adultes me répugnait au plus profond de mon esprit. À ce moment-là, je ne savais pas encore que la réalité était encore plus atroce et qu'elle allait changer profondément ma vie. C’en était fini de ma matinée paisible. Je me suis mis à chercher plus d'informations, télévision, Internet. Frénétiquement je changeais des sources et des langues pour en savoir un peu plus. Les nouvelles devenaient de plus en plus inquiétantes. Le nombre d'otages grossissait à chaque bulletin d'information ou de désinformation, selon comment il fallait l'interpréter. Il devenait de plus en plus certain qu'il s'agissait d'une prise en otage d'une école et que les preneurs d'otages étaient probablement Tchétchènes ou Ingouches. C'était le jour de la rentrée de classes en Russie. Justement, la rentrée des classes dans le canton de Vaud a eu lieu déjà depuis une semaine. La direction de l'école de commerce m'a confié depuis trois ans une activité interdisciplinaire sur un sujet de société. Je devais me rendre au collège pour choisir avec mes étudiants le thème que nous allions traiter lors de notre travail de cette année, comme chacune des années précédentes. Mais cette date est restée gravée à jamais dans ma mémoire. C'était le premier septembre 2004.

 
L'avion se posa sur la piste. J'ai regardé dehors, comme pour me convaincre moi-même que vraiment j'ai réussi à arriver enfin presque au but. L'inquiétude était mélangée à la curiosité. Le désir d'atteindre enfin ceux que nous voulions aider et l'espoir que tout va se dérouler comme prévu étaient contrés par les pensées plus prosaïques - il faut que je puisse rencontrer la ministre, il faut que je puisse la convaincre de la sincérité de nos intentions. Pourrai-je rencontrer les victimes ? Je sors ma caméra. Une irrésistible envie d'enregistrer les images que j'ai devant moi ou plus précisément, le désir de figer mes sentiments, de, comme on dit par les clichés, arrêter le temps. Mais ce n'est pas un cliché de l'écrivain en herbe. C'était vraiment un désir d'arrêter le temps et transmettre un témoignage. C'est aujourd'hui, dix ans plus tard que je sais donner le sens à ces mots et ses sensations. Les phrases les plus banales prennent un sens profond grâce aux forces inouïes des circonstances dans lesquelles elles sont nées. Je filme, directement sur le tarmac devant l'avion. J'aperçois dans le viseur de ma caméra les soldats postés sur le toit du petit aéroport. Un véhicule blindé à côté de ce bâtiment donne aussi l'impression d'une tension palpable. Je dicte quelques mots à ma caméra, seul témoin de ce que je suis en train de vivre. Quelques soldats jaillissent devant moi. "Il est interdit de filmer ici !, Nie lzia ! Ils sont nerveux et je comprends qu'il faut rapidement me soumettre à leurs ordres. Nous roulons dans la vieille Volga et le mystérieux homme à côté de moi me jette des regards, comme pour me sonder. Le silence est pesant. Tout un coup il me lance une question. Voulez-vous que nous nous arrêtions au cimetière ? C'est sur la route. Oui, je veux bien, je réponds. Peu de temps après, nous nous arrêtons. Nous sortons de la voiture et traversons la route pour nous retrouver devant l'innommable. Le cimetière, ou plutôt une vaste étendue à côté du cimetière était constituée de tombes. Toutes récentes. D'habitude, les cimetières ont des tombes anciennes, moins anciennes et quelques tombes récentes, mais la que les tombes encore toutes fraîches. Ce nombre inhabituel de tombes est le premier indicateur de la tragédie. Puis, les plus nombreuses sont les tombes d'enfants. Quand les enfants ensevelissent leurs parents, c'est un jour triste, mais il est normal dans le cours de nos vies, nous sommes tous mortels, mais quand c'est les parents qui doivent ensevelir leurs enfants et dans un tel nombre, et dans de telles circonstances, c'est une blessure de l'âme de toute l'humanité. Ce cimetière n'est pas seulement le cimetière des enfants de la ville de Beslan. C'est le cimetière de toute la famille humaine. Nous avons enseveli dans cet endroit nos valeurs fondamentales. Depuis les millénaires l'humanité s'est forgé les principes sacrés de ce que les philosophes appellent la spiritualité, la morale, le respect. Même envers nos ennemies. Et là devant moi, je vois le cimetière de notre "humanitude". Même les animaux ne sont pas porteurs d'une telle cruauté que ceux qui ont commis ces horreurs. Sur les tombes je vois beaucoup de fleurs et partout des bouteilles d'eau. Les terroristes ont privé d'eau et de nourriture les otages pendant trois jours. Trois jours, c'est le temps ultime que nous pouvons vivre sans boire. Mes sentiments sont confus. Ma tête éclate. Mais je comprends clairement pourquoi je suis là. Cette tragédie n'est pas une tragédie d'une ville ossète, cette tragédie est une tragédie de toute l'humanité, moi y compris et vous aussi. Ici gisent les principes fondamentaux de notre humanité. Nous devons tout faire pour les défendre. Nous devons nous sauver de la barbarie qui essaie de détruire l'essence de notre existence. Je ne suis pas la pour aider les malheureuses familles de victimes d'un acte terroriste, je suis là pour m'aider à vivre en essayant de croire encore à ce qui reste en nous de l'humain.
Dernière mise à jour : ( 27-08-2014 )
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L'attentat terroriste de la gare de Volgograd, Fédération de Russie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marek Mogilewicz   
29-12-2013
L'attentat terroriste de la gare de Volgograd, Fédération de Russie
 

Au moins 16 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées dimanche lorsqu'une femme s'est fait exploser dans une gare de Volgograd.

Nous condamnons cet acte abominable et réitérons notre appel à tous les peuples du monde de le faire aussi auprès de toutes les autorités de tous les pays. Aucune cause, même la plus juste, ne peut justifier le terrorisme. Les victimes innocentes payent le prix de jeux politiques des ceux qui veulent le pouvoir.

Nous exprimons notre profonde émotion pour les blessés, et prions d'accepter nos sincères condoléances aux familles de victimes, et aux autorités russes.

Marek Mogilewicz

Président de l'association pour le droit humanitaire Fidan

Initiateur du Projet Beslan

 
Dernière mise à jour : ( 29-12-2013 )
 
Solidarité avec les victimes de Newtown Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marek Mogilewicz   
14-12-2012

L'Association Fidan voudrait exprimer sa profonde tristesse aux familles des victimes de l'école Sandy Hook de Newtown. Chaque fois quand les enfants sont des victimes de violence aveugle notre douleur est immense. Nous étions profondément émus par ce drame qui nous rappelle la tragédie de Beslan, en Ossétie du Nord. Nous partageons votre douleur et votre tristesse.

Président de l'Association Fidan

Marek Mogilewicz

 
Vosmaja godovchtina tragiedi v Bieslanie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marek Mogilewicz   
02-09-2012

Восьмая годовщина трагедии в Беслане.

Сегодня мы присоединяемся ко всем невинно пострадавшим жертвам террористического акта в г.Беслан.
Мир проживает одну трагедию за другой, а боль пострадавшей семьи остаётся такой же жгучей.

Выражаем глубокое соболезнование, семьям постадавших, в эти памятные дни мы солидарны с вами и разделяем вашу скорбь и боль, немотря на расстояния.


Обращаясь ко всем выжившим и уцелевшим в те страшные дни, хотелось бы пожелать будущего, наполненного добротой, радостью и благополучием. Вы восхищаете нас вашим стремлением жить . Мы очень рады разделить часть пути к миру и нормальной жизни. Каждый ваш шаг к успеху - большая радость для нас и для всего человечества! Вы смогли доказать, что добро сильнее и превыше зла, даже самого варварского.

Вы — надежда и будущее нашего мира. ФИДÆН.


Марек Могилевич
Президент ассоциации «Фидæн»

Проект «Беслан»
1 сентября 2012 год


Рисунок детей Беслана, сделан во время пребывания в Швейцарии, организованного ассоциацией «Фидæн» в 2005 году.
Рисунок детей Беслана, сделан во время пребывания в Швейцарии, организованного ассоциацией «Фидæн» в 2005 году.

Ссылки на передачи швейцарского телевидения, рассказывающие о нашем проекте :

Temps Présent

SwissInfo

 
Huitième anniversaire de la tragédie de Beslan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marek Mogilewicz   
01-09-2012
Nos pensées vont aujourd'hui vers toutes les victimes innocentes de l'acte terroriste de Beslan.
Le monde passe très vite d'une tragédie à l'autre, mais la douleur des familles endeuillées reste toujours la même. Soyez assurés de notre pleine compassion et solidarité avec vous en ces jours de tragiques souvenirs. Malgré la distance nous partageons avec vous cette immense tristesse.
Pour ceux qui ont survécu, nous adressons nos veux d'un futur rempli de meilleures choses de la vie. Nous sommes pleins d'admiration pour vos réussites. Nous sommes fiers et heureux d'avoir partagé avec vous un bout de chemin vers une vie ordinaire. Vous nous avez permis de nous sentir utiles pour une belle cause, celle des enfants innocents. Chacun de vos succès et un grand bonheur pour nous et pour l'humanité toute entière. Vous prouvez que le bien peut triompher, même du mal le plus atroce.
Vous êtes l'espoir et le futur de notre Monde. FIDÆN.
Marek Mogilewicz
Président de l'Association Fidan
Projet Beslan
1er septembre 2012
Dessin des enfants de Beslan effectué lors de leur séjour en Suisse organisé par l'Association Fidan en 2005

Dessin des enfants de Beslan effectué lors de leur séjour en Suisse organisé par l'Association Fidan en 2005
Liens vers les émissions de la télévision suisse qui parlent de notre projet :
Dernière mise à jour : ( 02-09-2012 )
 
Commémorations de la tragédie de Beslan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marek Mogilewicz   
03-09-2011

Près de trois mille personnes ont commémoré le septième anniversaire de la tragédie à Beslan. À l'heure de l'attaque de l'école numéro 1 par le commando tchétchène, les cloches ont retenti. Les familles des victimes et les survivants ont déposé les fleurs et ont allumé les cierges. Aujourd'hui, le 3 septembre 2011, une minute de silence a été observée dans toute Ossétie du Nord à 13h15, l'heure à laquelle la première explosion a été entendue à la même date en 2004.


Un mémorial a été inauguré aujourd'hui à Beslan en présence des enfants, ex-otages. La sculpture porte le titre "Le Bon Ange de la Paix". C'est l'œuvre de Piotr Stronski. La sculpture représente un ange doré avec les ailes déployées et tenant dans ses mains la colombe de la paix. Encore un symbole si fort et si important dans cette ville.


Encore cette nouvelle, dans la localité de naissance du grand poète ossète, Kosta Khetagurov, un mémorial pour les victimes de cette tragédie a été érigé et une manifestation de commémoration a eu lieu en présence des autorités et des habitants de Beslan.


Marek Mogilewicz
Président de l'association Fidan
Suisse

2011 Beslan

Dernière mise à jour : ( 03-09-2011 )
 
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